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3 raisons qui font que le coach ne peut pas être le préparateur mental de son équipe.

Dernière mise à jour : 13 avr. 2024


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Travail d'équipe


Récemment, le débat sur le rôle du coach et du préparateur mental revient en force, on se souvient de la vidéo de Teddy Riner qui explique être le premier à avoir demandé de séparer les rôles lorsqu'il débutait à l'INSEP. Son entraîneur possédait le rôle de coach technico-tactique, de préparateur physique, de préparateur mental et j'en passe. Teddy à rapidement compris qu'un seul homme, quel qu'il soit ne peux pas prendre en charge tous les rôles en étant expert.


On peut être compétent dans bons nombres de domaines, mais on ne peux pas l'être partout et faire un travail de haute qualité.

Vous imaginez un directeur d'une grande entreprise qui devrait prendre toutes les décisions, tout en manageant son équipe, tous en faisant le travail du RH, tout en faisant le travail du vendeur et du développeur Web, etc. etc.


Une des raisons principales qui empêche la délégation dans tous les domaines, c'est la peur de perdre le contrôle, parce que perdre le contrôle, c'est sérieux ! Quand on à la responsabilité de plusieurs athlètes ou de plusieurs équipes, il faut le dire, ce n'est pas à prendre à la légère.


Le but de cet article n'est en aucun cas de blâmer les coachs, ils ont leurs raisons d'être méfiant et de réfléchir à deux fois avant d'engager un préparateur mental. Je pars du principe que c'est à nous d'être bien formé et de savoir expliquer notre métier comme il se doit.


Si tu es entraîneur, je vais t'expliquer à la fin de cet article comment déléguer certaines tâches et comment garder le contrôle de la situation, tout cela en même temps.

"Dans le juste-milieu et la nuance, on trouve l'équilibre qui mène à la victoire".


Avant ça, je vais expliqur pourquoi en tant que coach, ton pouvoir d'action est limité sur l'aspect psychologique.



1) Incompatibilités entre les rôles de PM et d'entraîneur

Dans un premier temps, il est important de définir les rôles de chacun, sinon on ne peut pas expliquer en quoi les deux rôles peuvent être complémentaires ou rentrer en conflit.


Rôle de l'entraîneur :

Tout faire pour que ses joueurs ou sont équipe gagne, on peut dire ce que l'on veut, mais le rôle d'un coach, c'est d'avoir des résultats ! Et en réalité, on connaît très mal cette facette du métier, on voit souvent l'entraîneur comme le grand méchant de l'histoire, mais peu de personnes aimerais se trouver dans leur posture, ou parfois la pression est bien supérieur à celle de ses athlètes.


Je me rappelle de certaines discussions que j'ai eues avec des collègues coachs en sports de combat, certains sont plus stressés que leurs athlètes en compétition, car ils ont une responsabilité folle sur leurs épaules, ainsi que les projecteurs en pleine face.


Concernant l'aspect mental, le coach possède un rôle motivationnel, un rôle de management social, un rôle de mentor et d'éducateur envers ses joueurs, mais il ne peut prendre en charge certaine problématique, celles que peux prendre en charge le préparateur mental.


Rôle du préparateur mental (PM):

Tout faire pour que son athlète ou que sont équipe soit au top mentalement, à la fois le jour de la compétition mais également au quotidien.


C'est-à-dire être à 100% de son potentiel le plus souvent possible.


Et c'est là l'idée principale, pour que le PM puisse bien faire son travail, il doit avoir une confiance solide de la part de ses athlètes et doit préserver ce qui est à mon sens le maître-mot de notre métier, la "confidentialité". Le PM est tenu au secret professionnel.


Certaines barrières psychologiques et mentales ne se lèvent qu'après que l'athlète ait pu montrer sa vulnérabilité et ses failles à quelqu'un. Parfois, ce n'est même pas possible avec sa famille, avec ses amis, avec les personnes qui partagent notre vie. Il arrive qu'en tant qu'athlète, on se retrouve dans une solitude si profonde, qu'il est quasi impossible de s'en sortir.


Je rappelle que le changement passe en grande partie par de la communication profonde, par le sentiment d'être écouté et entendu, par un échange sincère. Pourquoi croyez-vous que certaines rencontres changent des vies ?


Maintenant, en tant qu'entraîneur, poses toi cette question :


Peux-tu entendre tous de tes athlètes sans que ça ne soit "jamais" aucune influence sur tes décisions ?


Si la réponse et oui, alors change de métier et très vite !


Là, se trouve le paradoxe principal, tes athlètes ont besoin d'être pleinement écouté et entendu pour évoluer, mais ils ne peuvent pas le faire avec toi de manière authentique, car inconsciemment, on sait que chaque mot utilisé peut se retourner contre eux.






2) L'entraîneur n'a pas le temps

En tant qu'entraîneur, as-tu 1 heure de ton temps à consacrer à tes athlètes chaque semaine ?


Combien d'athlètes as-tu de manière récurrente ? Fait le calcul


Une des raisons principales et évidente est que l'entraîneur n'a pas le temps, ce n'est pas humain de préparer les entraînements, de coacher en direct ses athlètes, de se former en continu (car les bons coachs sont ceux qui se forment continuellement), de faire des réunions pédagogiques, de faire un compte-rendu à l'équipe et à la direction et de coordonner le STAFF. S'il faut en plus libérer du temps pour s'occuper du cerveau de ses athlètes, ça devient très vite compliqué.


C'est pour cela que je constate beaucoup de méthodes inefficaces de la part des entraîneurs, certains utilisent leurs propres méthodes de préparation mentale, souvent sous forme de conseils (le plus rapide, mais malheureusement le moins impactant) pour aider leurs athlètes à se concentrer, à se motiver, à gérer leur stress en compétition.


Je pose souvent cette question aux entraîneurs avec qui je travaille, "est-ce que tes méthodes fonctionnent ?"


Les réponses sont souvent très intéressantes.


Personnellement, si l'objectif d'un coach et que son athlète arrête de trop stresser sur une action donnée, un penalty par exemple, et qu'il lui dit : "Ne pense pas à ça, ce n'est pas le moment !" et que l'athlète continu de stresser ou stress encore plus, ce n'est pas qu'il est irrécupérable ou qu'il ne pige rien, l'entraîneur vient juste de démontrer son incompétence à aider son athlète à gérer la pression, car gérer ses émotions ça ne se travail pas en un claquement de doigts, avec des méthodes magique !


Comment savoir si on a la bonne méthode ?


  • Comportement souhaité (objectif)

  • Application de la méthode (conseil par exemple, ou crier !)

  • Comportement obtenu.


Si le comportement souhaité et le comportement obtenu sont les mêmes, et que cela est réplicable alors on utilise une bonne méthode, surtout si elle fonctionne dans des contextes complètement différents (but recherché)

Maintenant, il faut penser long terme, le problème par exemple avec l'outil "crier", c'est qu'on supprime un comportement sur le court terme, mais souvent le comportement reviens peu de temps après. Pourquoi ? Parce que crier ne transforme pas les comportements de tes athlètes, il les inhibe sur une fenêtre de temps plus ou moins grande.

Si on veut un comportement souhaité et qu'on ne l'obtient pas, soit on part du principe que c'est de la faute de l'athlète, alors là, on ne peut rien faire ! Soit on part du principe qu'il faut se former en communication stratégique, ou/et faire appel à quelqu'un qui sait lever des blocages...







3) Une histoire de compétences.

Comme un champion du monde ne fera pas forcément un bon coach, un bon coach ne fera pas forcément un bon PM


Tu peux être le meilleur entraîneur de tous les temps, cela ne te garantit pas d'avoir les compétences d'un bon PM, et je dirais même, le meilleur entraîneur de tous les temps, c'est celui qui sait mettre son ego de côté pour déléguer certaines tâches. C'est celui qui sait mettre en place, dans son écosystème de performance, cette "efficacité collective", et c'est là le maître-mot de cet article, ce qu'on veut quand on gère une grosse boîte ou une équipe, c'est de sentir cette efficacité collective à l'œuvre. Et ne pas avoir à dépenser de l'énergie toutes les 5 minutes pour relancer le mouvement.


J'en reviens à ce patron d'entreprise, il ne peut pas gérer une équipe de 400 personnes, de 50 managers, etc. En prenant le temps de coacher individuellement tous ses employés. Parce que ce ne sont pas les "compétences demandées", la compétence maîtresse d'un bon patron d'entreprise, c'est de savoir choisir des personnes qui savent mieux faire que lui des tâches qu'il connaît.


Voici un petit aperçu des compétences du PM :


  • Lever les blocages qui ne peuvent pas être levé autrement que par le coaching mental.

  • Entraîner l'athlète comme en préparation physique, ici sur la dimension psychologique.

  • Des compétences humaines et sociales propre au domaine de l'accompagnement.

  • Écoute active et multiniveaux : verbal, non-verbal, para-verbal, processus de pensée du client (moins le contenu des pensées, mais le "comment" il pense).

  • Empathie (oui, c'est une compétence.).

  • Questionnement plus que les conseils (permet au client d'aller au bout de ses idées, donc d'en prendre pleinement conscience pour les changer).

  • Posture neutre (ne prends pas parti, équilibre entre transparence et confidentialité.).

  • Le PM est un "Technicien du cerveau", il a sa boîte à outils et ses méthodes, comme un plombier à la sienne pour réparer un robinet.

  • Permet au client de trouver ses propres solutions et lever certains blocages.




Bonus :


4) Le PM lui non plus ne peux pas tout faire, c'est pour ça qu'il délègue également.

Certaines choses ne peuvent pas être travaillées par le préparateur mental non plus, un athlète, tout comme monsieur madame tout le monde, peux développer des pathologies mentales que l'on appelle des "psychopathologies", ce n'est pas le rôle du préparateur mental de s'occuper de cette problématique, il faut alors déléguer ce travail à un psychologue clinicien ou à un psychiatre, si possible spécialisé dans le domaine sportif pour un athlète.


Les deux rôles peuvent être évidemment complémentaires, si l'accord est donné par le psy ou le médecin, dans le cas où la pathologie est prise en charge comme il faut, le préparateur mental s'occupe de l'aspect performance et bien-être mental et le professionnel médical s'occupe lui de l'aspect donc médical, de la santé mentale de l'athlète.


Voici un article sur le sujet si ça vous intéresse : Psychopathologie du sport.


De plus, d'un point de vue global, si l'athlète possède des troubles digestifs, des douleurs au cœur, etc... Il faut le renvoyer chez un spécialiste, ce n'est pas le travail du PM de s'occuper de ce à quoi il n'a pas été formé.





5) Comment travailler main dans la main pour plus d'efficacité collective ?

Maintenant, je te donne quelques TIPS pour intégrer un PM à ta structure et que cela se passe au mieux.

  1. Renseigne-toi sur ses qualifications, sur ses formations, sur ses méthodes de travail. (Ne prends pas le magicien qui conseil à ses clients de mettre de l'argile sous leur oreiller pour tenir le stress éloigné, en plus ça tâche les draps.)

  2. Définissez ensemble un cadre à respecter et des règles précises, tous les acteurs doivent être OK sur la manière de mettre en place un suivi individuel et collectif. Ces règles doivent être respectées et les sanctions doivent être écrites.

  3. Un suivi et un retour régulier et obligatoire, on n'avance pas à l'aveugle. C'est ici que doit se faire le bon équilibre entre transparence et confidentialité, quelles informations ont partages au reste du STAFF ou au coach et quelles informations doivent demeurer dans le secret professionnel. Souvent, le préparateur physique fait un retour régulier de l'avancée de l'athlète en utilisant des données quantitatives. Il est possible ici de faire un retour régulier du PM et de l'athlète sans rentrer dans le détail de ce qu'il se dit, et mettre en corrélation le travail effectué avec des mesures sur le terrain et les observations du STAFF. Je préfère éviter de partager les données des questionnaires aux STAFF, pour des problématiques de sélection et discrimination, néanmoins, il faut expliquer chaque étapes et quels outils on utilise à chaque point de l'accompagnement.

  4. Après avoir défini le cadre, les règles, les modalités de suivi et de feedbacks réguliers, on met en place le programme avec les retours programmés, et ensuite, on réévalue pour constater la progression. Les résultats doivent être replacés dans un contexte systémique. (Exemple : Patrick a progressé de 2 points sur la gestion du stress et sur le développement de l'agressivité contrôlé, on le voit sur les analyses vidéo sur telles et telles actions, néanmoins, sa baisse de performance de fin de saison est attribué à sa blessure partielle à l'ischio-jambier).

  5. Une fois que les résultats ont été contextualisés, on fait le point sur les possibilités d'amélioration et on prépare la saison prochaine.



Pour répondre à la question suivante : Pourquoi engager un coach mental dans son club ?

N'oublions pas ceci : un préparateur mental est comme un préparateur physique, en tant que coach, vous devez avoir des connaissances sur le sujet et en maîtriser certains aspects, mais ce n'est pas votre travail de tout savoir faire.

Vous pouvez motiver votre équipe, vous pouvez recadrer vos joueurs, vous pouvez les influencer à être de meilleurs sportifs, mais vous êtes limités en termes d'outils et de méthodes. Pour atteindre cette efficacité collective, tous les acteurs doivent travailler en synergie, et c'est cette synergie, qui mène à la victoire.


Alors investissez dans votre réussite et celle de vos joueurs, installez un cadre dans lequel vous êtes confortable et serein pour commencer, et foncez vers la médaille d'or !



Si cet article te plaît et que tu as des questions à me poser, contacte moi depuis le site ou sur mes réseaux sociaux,




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